Ma rosacée est moi c’est la la guerre déclarée depuis bientôt 4 ans. Elle est arrivée au tout début de ma première grossesse pour ne plus jamais me quitter. Confortablement installée, elle se faisait parfois oublier pour mieux revenir sur le devant de la scène lors de grandes occasions (grossesses, stress, changements de saison ou de températures…). J’étais vraiment mal dans ma peau (l’expression prend tout son sens dans ces moments-là), un sentiment accentué je pense par le fait que j’évolue dans un univers beauté où les peau parfaites sont légion. La rosacée est une maladie qui touche surtout les femmes à la peau claire (jackpot!) et qui est assez handicapante car très difficile à camoufler. En plus des rougeurs permanentes, à certains stade de ma rosacée j’ai eu ce qu’on appelle des papules, ce sont des lésions d’acné hyper douloureuses et qu’il ne faut surtout pas toucher sous peine de cicatrices irréversibles. Bref, la rosacée malgré son petit nom tout mignon est tout sauf sympa.

La première fois que je suis allée chez le dermatologue pour lui en parler, il a eu ces mots délicats : « là vous êtes partie pour toute la vie ». Un brin déprimant et décourageant mais je me suis toujours dit que j’allais trouver une façon de retrouver ma peau d’avant. Les pics ont toujours eu lieu pendant mes grossesses, je savais donc que c’était hormonal et qu’il n’y avait pas grande chose à faire pendant cette période. Hors grossesse, ma peau restait très rouge, pas lisse du tout et très déshydratée. J’ai décidé de tout changer dans mes habitudes et ces derniers mois j’ai vu un énorme changement. Ma peau est redevenue lisse, mon grain de peau régulier et surtout les rougeurs sont désormais quasiment invisibles. Je sais que plusieurs d’entre vous souffrent également de rosacée, voici ce qui a marché pour moi.

rosacée_LVEB

(Des photos sans fard, destinées à ma dermato qui montrent bien l’évolution)

l e  n a t u r e l

Je reçois des dizaines de produits chaque semaine et pourtant aucun ne semblait faire le bonheur de ma peau. J’avais le sentiment de l’asphyxier, de ne plus comprendre ses besoins. Donc j’ai dit stop, j’ai fait un grand ménage dans ma salle de bains et je suis repartie à 0 avec des produits beaucoup plus green. Je me contente aujourd’hui des basiques : nettoyage, hydratation et protection. Uniquement des produits bio et naturels, sans parfum ni promesse folle. Ce passage à des formules plus clean a été ultra bénéfique pour ma peau et j’en ai vu les effets très rapidement. Aujourd’hui très peu de produits visages trouvent désormais grâce à mes yeux. Je vous parle de ma routine de manière plus détaillée ici. C’est pareil pour le maquillage. La rosacée est très difficile à camoufler, j’ai mis du temps à trouver les bons produits. Je vous recommande d’opter pour des fonds de teint naturel, le Gressa Skin est magique pour les rougeurs.

l a  d o u c e u r

Ma peau est aussi sensible qu’une femme enceinte devant une comédie romantique. C’est à dire ultra. Elle réagit au quart de tour et ne supporte quasiment rien. Je la connais par coeur à telle point que je refuse désormais de la laisser entre d’autres mains que les miennes. J’ai la chance d’être invitée à tester plein de soins visages en institut qui ont l’air tous plus dingues les uns que les autres mais je refuse désormais systématiquement les invitations. Je n’exfolie plus jamais ma peau, j’ai bani à grand regret (c’est le meilleur des anti-âge) le rétinol de ma routine beauté et j’ai arrêté d’utiliser des cotons (sauf pour les yeux quand je suis très maquillée) qui irritaient ma peau à chaque passage. Aujourd’hui moins j’en mets, mieux je me porte. Un comble quand on pense qu’il y a quelques années encore j’étais capable de changer de crème de jour chaque semaine et de tester un nouveau nettoyant chaque soir. On apprend avec le temps. Et si vous lisez ces lignes alors que vous n’avez pas encore passé la barre des 20 ans : soyez douce avec votre peau, ne la martyrisez pas à coup de nouveautés cosméto.

l e  l a s e r

Depuis que j’ai de la rosacée, je fais du laser YAG chez un dermato au moins une fois par an. Combiné à des séances de lumière pulsée, l’effet est bluffant. Aussi bien sur les rougeurs que sur la qualité de la peau qui en ressort plus lisse. On est dans la saison idéale pour commencer des séances de laser car le soleil est à proscrire. Ma dermatologue m’a également prescrit la crème Soolantra. Je l’ai utilisé religieusement pendant deux mois puis j’avoue qu’étant passée à des choses plus naturelles et mes rougeurs ayant bien diminué, j’ai arrêté de l’utiliser. Elle est encore très peu connue des dermatologues (qui prescrivent souvent des traitement oraux pour la rosacée) donc n’hésitez pas à en parler à votre médecin. A noter que le laser a un coût. J’ai payé 250€ une séance à Paris et 100€ à Reims (exactement pour la même chose…).

l ‘ a l i m e n t a t  i o n

J’ai toujours consommé beaucoup de produits laitiers. J’adore le fromage et je mangeais des yaourts deux fois par jour. Pendant mes grossesses cet amour des produits laitiers s’est décuplé avec un demi coulommiers englouti chaque soir (véridique). C’est en lisant un article sur la rosacée dans lequel il était indiqué que les produits laitiers pouvaient avoir un impact sur la peau que j’ai décidé de modifier mon régime alimentaire. J’ai donc fait un énooooorme sacrifice en arrêtant de consommer des produits laitiers. Mais je dois reconnaître que depuis ma peau est nettement plus belle. Certes c’est un tout car j’ai également changé ma routine de soin mais il est bien connu que l’on est ce que l’on mange. Bref, cela ne vous coûte rien de tenter. Et inutile de vous dire que l’alcool est le pire ennemi des peaux souffrant de rosacée. Quand on boit on a des flushs (vous savez le rouge qui monte aux joues et qui chauffe). Le vin rouge est le pire : les tanins présents dans le vin passent dans le sang et font rougir la peau. Je ne suis pas très bec sucré donc je n’ai pas eu de sacrifice à faire de ce côté là. Et je prends des compléments alimentaires bourrés d’omégas 3.

l a  p a t i e n c e

La rosacée c’est un mal dont on ne guérit pas vraiment. Elle reste là, tapie dans un coin, parfois très discrète et ravie de faire sa belle dès que vous abusez des bonnes choses (soleil, vin et compagnie). Aujourd’hui je connais ma peau par coeur, je sais comment elle va réagir à la seconde où je teste un produit. Elle est apaisée et moi aussi car beaucoup moins complexée. Ca peut paraître superficiel mais ne laissez pas un problème de peau vous gâcher la vie. Prenez rendez-vous avec un dermatologue et surtout changez vos habitudes pour trouver ce qui vous convient le mieux.