Ma couleur de cheveux c’est un peu mon blond, ma bataille. Depuis un an je confiais mes cheveux exclusivement à Didact Hair Building mais depuis que ma chère Magalie est partie, je m’autorise quelques infidélités… Je fais des balayages depuis que j’ai 18 ans alors forcément ma couleur naturelle j’avais un peu commencé à l’oublier. L’homme toujours lui, me tannait pour que je revienne à plus de naturel « laisse tes cheveux pousser, arrête d’y toucher blablabla ». Sauf que l’homme dont les cheveux doivent faire 5 centimètres grand max ne sait pas que ce n’est pas aussi simple de retrouver sa couleur à moins d’attendre 5 ans qu’elle refasse lentement surface. Alors hier, j’ai passé la porte de L’Atelier Blanc autrement dit le salon de Frédéric Mennetrier, magicien des couleurs. Je l’avais rencontré en août dernier alors que j’étais encore pigiste pour le magazine Votre Beauté pour un joli sujet à l’occasion du numéro « Quoi de Neuf ». Le salon était en plein travaux, pas encore ouvert mais j’avais déjà trouvé l’atmosphère très reposante et le maître des lieux charmant. Sept mois plus tard, place au test…!

Comme son nom l’indique, le salon est entièrement blanc baigné par la lumière du jour, c’est très agréable. Et je vous rassure, nous n’allons pas parler brocante et porcelaine mais bien coiffure. J’ai complètement craqué pour la déco, chinée par Frédéric et un architecte. Quand j’arrive une jeune fille  a décidé d’assortir ses cheveux aux murs du salon et de virer blanc avant l’âge. Y compris les sourcils. Je trouve qu’on se rapproche plus de l’albinos que du blond sexy. Je me permets de préciser que je veux tout sauf ça. « De toute façon je sais déjà ce que Frédéric va vous faire » me dit Pierre, son assistant. Ah… Pas forcément rassurant car j’aimerais bien avoir mon mot à dire. Je prie pour que Frédéric ne m’imagine pas en clone de Katy Perry. Non, moi je suis en quête de naturel. Je sirote un jus de raisin en attendant de connaître le sort de mes cheveux.

Parlons-en de mes cheveux d’ailleurs. Ils n’ont pas vu une paire de ciseaux depuis 5 mois. Je les laisse pousser et résiste tant bien que mal à les couper. Dianna Agron et son joli carré flou ne m’aident pas. Niveau couleur j’en ai marre. A force de faire des balayages la couleur a jauni, les pointes sont délavées bref l’ensemble manque de relief et de luminosité. Et encore je suis gentille, le verdict de Frédéric est bien pire. Les traces de balayage (un mot qu’il a en horreur!) lui donnent la chair de poule et d’après lui, ma couleur actuelle ne flatte pas du tout mon teint. Pierre avait raison, Frédéric sait déjà très bien ce qu’il veut me faire. Retrouver une couleur naturelle en racine et supprimer toute trace de balayage. Un effet tie&dye mais très soft car l’effet « je n’avais plus d’argent donc le coiffeur a arrêté la couleur au milieu de ma tête », très peu pour moi. Je lui rapelle que mon blog s’appelle La Vie en Blonde et que donc ça serait bien que je garde quand même quelques vestiges du passé. Ça sera le cas me rassure t-il mais uniquement sur les pointes et en bordure du visage. Il file dans la réserve faire sa petite mixture…

Je me dis qu’au pire si je déteste, je pourrais toujours devenir bonne-sœur…C’est parti. la couleur est appliquée en racines puis étirée sur les longueurs à l’aide d’une brosse à cheveux classique (style Mason Pearson) pour un résultat fondu et naturel. C’est la première fois de ma vie que je fais une couleur, je n’ai toujours fait que des balayages et décolorations. Je passe ensuite au bac pour rincer. Les cheveux sont séchés avant de passer à la seconde étape…le Sunkissed. Frédéric déteste donc le terme balayage et préfère parler de « bisou du soleil » sur les cheveux. How poetic. Et alors là, en 7 ans de balayages et autres tortures capillaires, je n’avais encore jamais vu cette technique…

…les cheveux sont crêpés à l’extrême puis laqués. Call me Diana Ross ! Frédéric et Pierre ont ensuite enfilé des gants puis appliqué la mixture Sunkissed à la main en effleurant très légèrement les longueurs. Pourquoi ce crêpage de folie? Pour former comme des coussinets afin que la couleur reste en surface et obtenir ainsi le fameux effet « coup de soleil » sur la chevelure. Je redoute déjà le démêlage…

Retour au bac pour un shampooing suivi d’un « glacis », une sorte de patine qui permet aux couleurs de s’équilibrer parfaitement. Puis vient le moment du délicieux massage du crâne suivi d’un soin avec les produits Shu Uemura Art of Hair (qui sont d’ailleurs vendus au salon pour les parisiennes à la recherche de ma fameuse huile chouchou!). Je suis comblée et sur le point de m’endormir…Quand arrive Frédéric muni d’une machine un peu bizarre (elle est sur la seconde photo, à gauche sur la deuxième étagère). C’est une lampe qui lui permet de voir sur cheveux mouillés comment la couleur sera une fois les cheveux séchés en lumière naturelle, froide ou chaude. La mienne sera apparemment parfaite. Vite, vite j’ai hâte de passer à l’étape séchage et brushing pour voir le résultat…

J’adore. Tremble Gisèle, tu n’es plus la seule à avoir droit aux cheveux comme subtilement dorés par le soleil de Miami ! Le mieux dans l’histoire? Ce genre de couleur ne nécessite qu’une à deux visites par an chez votre coiffeur (le reste de l’année c’est le soleil qui fait le boulot), c’est votre portefeuille qui va être content!

L’Atelier Blanc de Frédéric Mennetrier, 6 rue Mayran, Paris 9°. 01 42 39 62 70. De 180 à 700€ la coloration-soin-massage-brushing (sur devis uniquement).