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Ce post on me le demande depuis que j’ai eu mon fils, soit bientôt 3 ans ! Mais je n’ai jamais pris le temps de le faire car je considère que je n’ai pas de recette magique pour que tout marche. Oui il est possible d’avoir une vie de famille épanouie tout en travaillant. Mais forcément il y a des choix qui s’imposent, des concessions à faire et un équilibre à trouver qui est personnel à chacune. Pour m’aider à écrire ce post je vous ai demandé de me poser vos questions sur Instagram (vous pouvez toutes les lire ici), merci à toutes celles qui ont pris le temps de le faire. Il y a eu beaucoup de questions alors j’ai essayé de choisir les plus pertinentes et d’organiser ça au mieux. Encore une fois, il ne s’agit pas de donner de leçon, juste de partager ce qui marche pour moi et ma famille. Et comme toujours, n’hésitez pas à partager en commentaires les astuces qui vous permettent de tout gérer. Car mon cas n’a rien d’exceptionnel, et nous sommes des millions de parents travailleurs à vivre la même chose chaque jour !

Avant de commencer j’aimerais partager cette phrase du livre Lean In de Sheryl Sandberg qui a particulièrement fait écho avec ma situation lorsque je l’ai lu : « The single most important career decision that a woman makes is whether she will have a life partner and who that partner is. I don’t know of a single woman in a leadership position whose life partner is not fully—and I mean fully—supportive of her career.” Je ne pourrais pas être plus d’accord. Rien de tout ce que je fais ne serait envisageable sans le soutien de mon mari. Il n’y a pas de secret, il est la clé de mon équilibre familial et professionnel.

1 – DÉLÉGUER 

Comme dans le travail, la clé du succès selon moi c’est de bien s’entourer. Il me paraît impossible de vouloir tout gérer de front sans aide. C’est le burn out assuré.

Un partage des tâches à 50/50. Mon mari est autant investi que moi (si ce n’est plus !) dans la gestion du quotidien. Crèche, pédiatre, courses, préparation des repas… c’est lui qui gère. Les rôles sont sûrement inversés par rapport à beaucoup de foyers mais ce fonctionnement « à la scandinave » comme diraient certains nous correspond. Encore une fois, c’est une question d’équilibre à trouver au sein de chaque couple.

Un mode de garde adapté. Pas de nounou à domicile, un choix aussi bien financier que personnel. La crèche nous permet d’avoir des plages horaires larges et surtout elle ne ferme pas pendant les vacances ce qui évite le casse-tête de la garde pendant les mois d’été.

Se faire aider. Notre famille habite dans la même ville et nous est d’une aide précieuse, que ce soit pour garder les enfants le temps d’un ciné ou pour prendre le relais après la crèche certains jours. Amis, babysitter, famille n’hésitez pas à demander de l’aide autour de vous quand vous sentez que vous avez besoin de faire une pause.

2- LE QUOTIDIEN 

Pour éviter la désagréable sensation de toujours courir après le temps, la meilleure des solutions c’est de le maîtriser. Une routine définie et des horaires bien cadrés nous aident à ce que tout roule sans (trop) d’accros !

O.R.G.A.N.I.S.A.T.I.O.N. S’il y a bien une chose que l’on découvre en devenant parent c’est que plus rien ne relève de la spontanéité et que chaque chose nécessite un peu d’organisation. Ainsi, chaque soir, je prépare des tas avec les affaires du lendemain pour toute la famille. Comme ça le matin, la séance habillage prend le moins de temps possible. Idem pour moi, je me lave toujours les cheveux le soir pour ne pas perdre 5 minutes sous le sèche cheveux le matin (et réveiller tout le monde au passage). Du lever au départ pour prendre mon train j’ai 60 minutes. Tout est chronométré : une panne de réveil de 10 minutes et là c’est la course assurée !

Comment gérer avec deux enfants rapprochés ? C’est certain, avoir deux enfants en 18 mois c’est du sport. Aussi bien pour le corps, que le couple, que l’organisation de la vie de famille. Mais plus ils grandissent, plus leur rythme et leurs activités deviennent similaires, ce qui facilite nettement les choses pour la gestion du quotidien.

– Relativiser. Quand on me demande mais Comment arrives-tu à tout faire ? Je rappelle que je suis comme tout le monde et que non je n’arrive pas à « tout faire ». Il y a des choses sur lesquelles il faut accepter de « lâcher ». Mes enfants ont été nourris aux petits pots. J’ai bien acheté un babycook… pour le revendre un mois plus tard. Passer 1 heure le soir à préparer les repas pour la semaine ne faisait pas partie de mes priorités. Je me rassure en me disant que la crèche est là pour leur faire gouter les blettes et autres légumes oubliés ! Je ne fais pas de sport, ma dernière exposition dans un musée remonte à un an, ma pile de repassage gagne en hauteur chaque semaine…Mais ça me convient, j’ai trouvé mes priorités.

3- S’ÉPANOUIR AU TRAVAIL

Je fais un travail que j’aime pour une boîte qui me tient à coeur. Je sais que tout le monde n’a pas cette chance donc les jours où je suis fatiguée et que j’ai du mal à me motiver, j’essaie de m’appliquer la devise « Don’t complain »

Aménager ses horaires. Depuis que j’ai des enfants, je pars 1 à 2 heures plus tôt du bureau. J’ai 3 heures de transport par jour, et si je veux voir mes enfants le soir, je dois prendre le train plus tôt qu’avant. Désormais je n’accepte plus aucune réunion après 17h30. J’ai beaucoup culpabilisé les premières semaines de partir aussi « tôt » car le « présentéisme » est un fait très français. Je suis certes la première à partir du bureau le soir à 18h mais je me re-connecte une fois les enfants couchés si nécessaire pour répondre aux derniers mails.

– Travailler de chez soi. Quand mon agenda le permet, je fais une journée de télétravail tous les 15 jours. Ca me permet d’éviter la fatigue des transports et de pouvoir accompagner les enfants à la crèche et aller les rechercher. Et personnellement je me trouve bien plus efficace quand je travaille au calme de chez moi. Pas d’open space bruyant, ni de réunions qui s’enchaînent ! Par contre, d’expérience, c’est impossible d’être efficace quand mes enfants sont là. Ils sont heureux de me voir et me sollicitent et forcément la notion de « non disponibilité » alors que je suis juste devant eux n’est pas évidente ! Donc le télétravail c’est uniquement s’ils sont à la crèche.

– Travailler pendant sa grossesse. J’ai de la chance d’avoir des grossesses « faciles ». Pas de symptôme particulier qui me gâche la vie. Juste une grande fatigue accentuée par le fait d’avoir deux enfants en bas âge et un rythme soutenu avec mes allers-retours quotidien entre Reims et Paris. Mais jusqu’ici j’ai toujours réussi à garder la forme et à travailler jusqu’au bout. Par contre le soir je suis au lit à 22 heures au plus tard, j’ai besoin de mes 8 heures de sommeil pour fonctionner normalement !

4- UN TEMPS POUR TOUT

– Du temps pour eux. L’une d’entre vous exprimait sa frustration au fait de voir ses enfants très peu en semaine. Je connais cette frustration (parfois plus forte certains jours, en particulier après avoir passé 10 jours avec 24/24 pendant les vacances, le retour au bureau très dur) et en même temps une fois que je suis au travail je n’y pense plus. Par contre, c’est ma motivation pour rentrer au plus vite le soir. La semaine je passe certes peu de temps avec eux mais par contre quand je suis avec eux je leur suis entièrement dévouée et ils sont ma priorité absolue. Comme pour beaucoup de choses, ce n’est pas la quantité mais la qualité qui prime selon moi.

– Du temps pour soi. Vous m’avez demandé Comment fais-tu pour trouver le temps d’aller chez le coiffeur, d’être maquillée etc ? C’est sûrement du à mon travail, mais c’est une partie « non-négociable » pour moi. Je ne me sens pas bien si je ne suis pas un minimum apprêtée. Même à la maternité j’avais prévu de quoi me maquiller ! On peut très vite « s’oublier » quand on devient maman et le fait de prendre 10 minutes chaque jour pour soi me semble primordial pour l’équilibre personnel. Esthéticienne, manucure, coiffeur en général je fais ça la semaine sur mes pauses déjeuner car je dois avouer que perdre 3 heures chez le coiffeur un weekend ça me frustre terriblement (ça empiète sur mon temps avec les enfants… précieux!).

Du temps pour nous. Je crois très très fort à la devise suivante : Parents heureux, enfants heureux ! En étant sur la même longueur d’ondes ça permet de faire face à tous les challenges qu’impliquent l’arrivée d’un enfant. Rien de nouveau, mais on est plus fort à deux surtout dans les moments de doute et de fatigue (nombreux!). On oublie le resto à l’improviste du vendredi soir mais avec un peu d’organisation tout reste possible. On n’y pense pas avant d’avoir des enfants mais par exemple le fait de dîner en tête à tête chaque soir (dans le calme) et à une heure raisonnable (donc pas à 23h) est un vrai petit bonheur qu’il faut savourer. Bref, prenez du temps pour vous et votre couple, vos enfants ne vous en voudront pas…au contraire !

J’espère que ce post aidera toutes les jeunes et futures mamans qui se posent des questions et surtout n’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires !